22 janvier 2006

Rabat

35759058.pbbouregregandhassantower

Il y a huit siècles et demi que Rabat domine l’oued Bou Regreg et l’océan Atlantique. Plus de huit cents ans d’histoire y ont laissé quelques très belles réalisations, les unes réputées, les autres un peu plus oubliées des touristes









35759667.pbdbarquement1
La médina est bien sûr incontournable, non pas que les souks soient les plus beaux ou les plus intéressants, mais parce que c’est là que bat le coeur de la ville. Les souks et l’un ou l’autre marabout ponctuent sa visite.











rabat

En sortant de la médina par le boulevard Mohammed V, on rejoint la ville moderne qui vaut surtout par la visite de la nécropole de Chellah. A ne pas manquer lors d’un séjour à Rabat: la casbah des Oudaias. Derrière la porte Bab Oudaia, se cachent des petites maisons blanche et bleue qui rappellent immanquablement les Cyclades







35759666.pboudayaaupetitmatin

Véritable bijou de cette casbah, le musée des Oudaias est installé dans un ancien palais de Moulay Ismaël. De l’autre côté de l’oued se trouve la ville de Salé où l’on conseille de se rendre au centre d’artisanat.










avenue06 babelhadgalieni ruesouika09 compagniealgerienne


Posté par aalae à 01:54 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


Fés

fes21 La plus belle et la plus envoûtante médina du Maroc est un labyrinthe de 9.500 rues et d’un millier d’impasses grouillantes de petits marchands guidant leur âne chargé de marchandises. Les souks y regorgent de victuailles en tout genre ou abritent divers corps de métiers, un ancien caravansérail magnifiquement restauré héberge un musée du Bois où cèdres et arganiers se muent en portes somptueuses, coffres et étagères sculptées. Le musée des Arts marocains est installé entre Fès el-Bali et Fès el-Jedid. On y trouve une remarquable collection de poteries en provenance de différentes villes et de différentes époques.



Fès el-Jedid fut fondée au 13e siècle à côté de Fès el-Bali. Elle est surtout remarquable par l’ancien quartier juif qui offre une architecture totalement différente. Une très belle synagogue, récemment restaurée et réouverte revit au rythme du culte judaïque.

fesmedina5
Fès, cité millénaire, est la première ville orientale au Maroc.
Idris Ier, immigré d'Orient, fonda en 172H/789 J.-C., sur la rive droite de l'oued Fas, le premier noyau - Madinat Fas -, bourgade berbère à forte empreinte rurale. 20 ans plus tard, en 193H/809 J.-C., son fils Idris II fonda sur la rive gauche, dans la partie ouest du site, plus escarpée et riche en eau que la précédente, une seconde agglomération - al-Aliya (la Haute) - conçue à l'orientale avec son palais et sa qisariya. Deux faits historiques, l'insurrection du "Faubourg de Cordoue" en 199H/818 JC et une rébellion kairouanaise allaient être riches de conséquences pour la destinée de Fès.
Avec l'installation de huit cent familles andalouses, la rive droite dénommée alors 'Udwat al-Andalus s'urbanisa sur le mode andalou; ces faubouriens rabatis qui comptaient des artisans, des petits marchands néo-musulmans et des notables, apportaient "leur expérience de la vie citadine, leurs techniques ancestrales du jardinage, de la bâtisse et de l'artisanat".





fes
Peu après, dans la ville d' al-Aliya, où dominait une population arabe très diversifiée quant à ses origines tribales, l'élite citadine composée de nobles, fut renforcée par l'arrivée de trois cents famille kairouanaises et de nombreux juifs qui firent bientôt du commerce avec toute l'Afrique du Nord. Cette ville fut appelée 'Udwat al-Qarawiyyin'. Au Xe siècle, la lutte d'influence politique entre Umayyades d'Espagne et Fatimides d'Ifriqiya dans le Nord du Maroc est favorable à la commande artistique. L'architecture et le mobilier révèlent les grandes tendances de l'art marocain: ces dernières puisent presque davantage aux sources de l'Ifriqiya qu'à celles de l'Andalousie. La très précieuse chaire de la mosquée des Andalous (fin Xe siècle) dont les techniques et procédés décoratifs ont survécu dans maintes réalisations ultérieures, témoigne de la maîtrise des sculpteurs, peintres et tourneurs sur bois.
101_0189_img
A Fès, capitale spirituelle et du savoir-faire, le nombre des artisans s'élève à plusieurs dizaines de milliers. En 1923, 162 corporations ont été dénombrées, dont plus de la moitié opéraient dans le domaine de l'artisanat. Ces corporations, dont la plupart étaient composées d'artisans, comptaient des commerçants ou étaient des corporations de services (kwadsiya). Leur présence atteste l'importance de l'artisanat dans l'économie de la médina; d'ailleurs, maintes chroniques soulignent le rôle économique et politique joué par celles-ci au cours de l'histoire. L'organisation spatiale de l'artisanat corrobore cette importance: le secteur artisanal, qu'il s'agisse d'ateliers de fabrication ou de marchés de vente, est regroupé autour de la Qaraouiyin, principal noyau de la ville ancienne (souks Chemmaîn, Sbitriyn, Seffarin, Nejjarin).


0014_82101_0185_imgfesmedina51fesmedina3

 

Posté par aalae à 02:31 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Meknes

meknes_021 Meknès doit son nom à la tribu des Meknassa, venue vers le Xe siècle camper au nord de l'oued Boufekrane. Son nom était Meknassa es-Zitoun (Meknès des Oliviers), dont les eaux vives, la terre généreuse et les ombrages avaient tout pour séduire ces nomades zénètes des steppes orientales. Avant son édification, il n'y avait qu'une série de bourgades sans remparts, qui coexistaient paisiblement dans une vie agricole de traditions berbères.
Actuellement Meknès comprend une ville ancienne et une ville moderne séparées par le vallon de l'oued Boufekrane. De la ville nouvelle on peut jouir d'une très belle vue d'ensemble sur la médina avec ses nombreux minarets, ses remparts et sa cité impériale.
Sous le règne de Moulay Ismail (1672-1727) elle connut une période de grande prospérité.
Moulay Ismaîl choisit Meknès comme capitale pour des raisons à la fois stratégiques, politiques et géographiques. Outre son intérêt architectural évident même pour e touriste le moins averti, la Kasba de Meknès revêt une importance singulière.


meknes1

La Kasbah Ismaîlienne est une partie intégrante de l'Histoire de l'architecture Marocaine. Ses monuments frappent l'imagination à la fois par leurs diversités apparentes et par leur homogénéité fondamentale. Un certain nombre de portes particulièrement mises en valeur sur le plan décoratif (Bab Mansour Laalej et Bab Errih), donnent accès à un palais ou à un sous-ensemble ou même à la Kasbah dans son ensemble. Ce sont essentiellement ces portes qui justifient l'appellation de "Meknès, Capitale a ux belles portes".



imperialcity10
Les Almohades au Xième siècle la repeuplent et construisent des mosquées, des hammams (bains maures) etc.… Le quatrième Sultan almohade Mohammed An-Nasir, fit refaire la grande mosquée et lui ajouta un mihrab (vers 1203). Abou Youssef, fit construire une Kasbah et Meknès devint résidence de vizirs.









imperialcity21
Au XIIIème siècle, sous le règne des Mérinides de nombreux monuments seront édifiés par Abou Youssef et Abou El Hassan. C'est sous les Mérinides que Meknès deviendra véritablement une cité Hispano-maghrébine.
A l'époque des Saâdyines, les villes du nord perdirent de leur importance.
Il a fallu attendre la fin du 17ème siècle et l'avènement du deuxième Sultan Alaouite pour que la ville de Meknès se place au premier rang des cités impériales.
  Moulay Ismaîl, qui en avait été d'abord le gouverneur, lui donna un extraordinaire essor; il voulut en faire une grande capitale. Il en fit donc sa résidence habituelle et la mit en valeur par de nombreuses et grandioses constructions : palais somptueux, mosquées, médersas aux ensembles harmonieux, portes monumentales, remparts imposants, vastes jardines, pièces d'eaux…
imperialcity8
Après la mort de Moulay Ismail en 1727, son fils Moulay Abdellah, continua et acheva une partie des travaux entrepris par son père. Meknès s'enrichit de plusieurs monuments sous le règne de Sidi Mohamed Ben Abdellah (1757-1790) : il fit construire des mosquées, des mausolées et le palais de Dar Beïda, occupé actuellement par l'Académie Royale Militaire. Les Alaouites n'ont cessé, jusqu'à ce jour, d'être des rois bâtisseurs, et la Kasbah de Meknès prend donc une valeur particulièrement significative.




imperialcity91imperialcity14 imperialcity41 meknes101
imperialcity3 imperialcity72 meknes11
 

Posté par aalae à 02:58 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Marrakech

remparts2

Edifiés au début du XIIème siècle, ces imposants remparts donnent une idée de l'importance historique de la ville. Longs de 19 km et flanqués de 202 tours, ces murs bâtis en pisé présentent, selon l'éclairage, d'admirables reflets rougeoyants. Neuf portes majestueuses permettent l'accès à la médina. Quelques unes d'entre elles, telles que Bab el Debbagh et Bab Agnaou, ont conservé leur architecture d'origine et valent le détour.




koutoubia_6

La mosquée Koutoubia doit son nom aux "kutubiyin" ou libraires, qui aux XIIème et XIIIème siècles venaient vendre leurs marchandises sur le parvis de la mosquée. Le minaret, achevé sous le règne du sultan Yacoub el-Mansour (XIIème siècle), est considéré comme un chef d'œuvre de l'art hispano- mauresque. Les proportions harmonieuses et la richesse ornementale des panneaux décoratifs des différentes faces de l'édifice font la fierté des Marrakchis. Dominant la ville et ses environs du haut de ses 70 mètres, le minaret, symbole de la ville, est aussi un excellent point de repère pour ceux qui viendraient à s'égarer...









0013_82


Les souks  de Marrakech figurent parmi les meilleurs du Maroc. Situés au coeur de la médina, ils offrent un festival de couleurs, de sons et de parfums qui ensorcèle le visiteur.Il n'est pas toujours facile de faire son choix parmi la variété des objets proposés. Mais n'hésitez pas à vous engager plus avant dans le dédale des ruelles, le trésor est peut-être au bout du chemin...











104_0470_imgLa place Jemaa el Fna


Cette place est la principale attraction touristique de Marrakech. Véritable "cour des miracles", elle est animée d'une vie intense où le misérable et le sublime se mêlent pour offrir un spectacle hallucinant. Badauds, musiciens, boutiquiers, danseurs, charmeurs de serpents, mendiants, guérisseurs... forment une foule hétéroclite et bigarrée. A la nuit tombée, les gargotiers s'installent et la place se métamorphose alors en un vaste restaurant en plein air où l'on peut déguster pour un prix modique toutes les spécialités locales.


menara 87251056 59048870 103_0360_img_2 104_0448_img1 104_0473_img1
 

Posté par aalae à 03:52 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


  1